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ANATOMIES ÉLECTRIFIÉES  

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À PROPOS

Le son s’immisce autour de sculptures viscérales. Les pulsations et les vibrations subsoniques ont pour effet d’approfondir les surfaces. Un mur d’images met en lumière des représentations anatomiques de la Renaissance à nos jours. Le passé est rejeté vers le présent comme un ressac. Tout devient visible, en transparence. Les images font surgir la part de lucidité que recèle l’expérience de la maladie, mais elles font aussi ressortir les grincements et l’éventuelle usure du corps qui l’accompagne. Nous vivons à une époque où il est rapidement devenu possible de représenter et de visualiser le corps de façons auparavant inimaginables. Cela dit, qu’est-ce qu’une image révèle fondamentalement?

 Depuis que Wilhelm Röntgen a produit la première image en rayons x—la main de son épouse—en 1895, une pléthore de technologies non-invasives ont été développées afin d’octroyer diverses formes de transparence à notre corps sans avoir à y intervenir directement. Les anatomistes de la Renaissance dépendaient des artistes, dessinateurs ou peintres, afin de rendre visibles les fruits de leurs découvertes. Au 19ème siècle, la représentation iconographique du corps et de son anatomie est tombée en désuétude, la science ayant désormais pour but avoué d’éliminer tout flou artistique dans ses images de référence. Les technologies de visualization par résonnance magnétique, par ultrason, ou par modélisation digitale ont permis exactement cela : l’éviction de l’art du domaine des représentations biomédicales au profit de l’objectivité garantie par la machine. Là où l’image anatomique donnait auparavant l’injonction « connais-toi toi-même » en tant que mortel ou que création divine, l’image digitale a pris sa place pour enjoindre encore de se connaître soi-même, mais cette fois en tant recréation artificielle.

ARTISTES

Sean Caulfield, Scott Smallwood, Marilene Oliver, Le collectif 34DD, Blair Brennan, Holly de Moissac, Xi Jin

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